Parrainez un enfant riche - Campagne humanitaire contre la pauvreté relationnelle

Campagne humanitaire contre la pauvreté relationnelle

  • 30 % des jeunes sont sous l'influence d'un médicament aux États-Unis
  • 20 % des adolescents canadiens ont des pensées suicidaires
  • 13 % des jeunes s'automutilent au Québec
  • 9% des jeunes souffrent de pathologies sociales liées au jeu-vidéo

LA PAUVRETÉ RELATIONNELLE

La pauvreté relationnelle - Définition

DÉFINITION

« La pauvreté relationnelle englobe un ensemble de phénomènes tel que la désertification des relations de convivialité, de solidarité et de proximité. Ce type de pauvreté est souvent combattu par un "béquillage" médicamenteux qui commence tôt dans la vie des enfants et se poursuit tout au long de l'existence, avec un éventail incroyable de pilules, de cures, d'interventions et de consultations. Pauvreté des échanges conjugaux, familiaux, sociaux, qui s'exprime par des conflits intra et interpersonnels, par de la violence, du mal-être et même de la violence contre soi. » (définition remodelée tirée du site psychologies.com)


EXEMPLES (MICRO ET MACRO)

MICRO - Exemples au quotidien (tirés des ateliers de réflexion tenus avec les élèves et immigrants participants)

  • Des enfants attendent l'autobus scolaire et restent loin des autres, sans interagir entre eux.
  • Une personne marche sur le trottoir et une autre s'en vient dans sa direction. Une fois à proximité elles détournent le regard.
  • Deux personnes ont l'habitude de fraterniser dans un milieu spécifique (salle de classe, bureau, épicerie, gym...). Placées dans un autre milieu, elles se croisent et passent tout droit.
  • Une conversation s'opère entre deux personnes. Elle s'interrompe abruptement quand un appareil reçoit un message texte, un appel, etc. Elle reprend mais avec une qualité d'écoute amoindrie.

MACRO - Exemples à l'échelle de la société

  • Le lien intergénérationnel entre grands-parents et petits-enfants se désagrège depuis une quarantaine d'années dans les sociétés de consommation. Le savoir des aînés serait perçu par les plus jeunes comme moins pertinent à leur époque.
  • Le lien entre voisins persiste dans certains quartiers, mais la tendance voudrait qu'il soit mal vu de dépanner ou partager des aliments de commodité courante (farine, lait, oeuf...) ou des outils utilisés à faible fréquence (tondeuse à gazon, remorque, scie mécanique...).
  • Les liens communautaires et familiaux étaient autrefois indispensables pour l'individu confronté à une problématique spécifique (monétaire, culinaire, médicale, psychologique, sexuelle...). L'individu chercherait désormais à résoudre sa problématique par des ressources anonymes comme les agences du gouvernement, les spécialistes multiples (psychologue, sexologue, coatch de vie), les moteurs de recherche sur internet.
  • Les échanges affectives et physiques portent une connotation toujours plus sexuelle à notre époque, de sorte qu'il deviendrait plus tendancieux d'opérer un contact physique simplement amicale et empathique. Le phénomène apparaîtrait plus prononcé dans les milieux intergénérationnels (établissement scolaire, milieu familial...) où la peur du pédophile serait omniprésente. Quant aux relations sexuelles réelles, l'échange serait souvent dicté par les codes de l'industrie pornographique. Le phénomène serait tel que les protagonistes se retrouvent parfois devant un constat d'échec, incapables de reproduire l'intensité créée artificiellement dans les studios de l'industrie.
  • Le canal de communication est de moins en moins direct (entre personnes d'un même lieu physique), un canal qui fait intervenir le langage à la fois verbal, gestuel, visuel, olfactif et tactile. Les nouveaux canaux de communication – téléphone portable, messagerie courriel, médias sociaux – auraient aussi leur lot d'avantages, pour les populations migrantes notamment. Ces canaux appauvriraient néamoins les échanges : diminution de la concentration consacrée à l'interlocuteur, réduction du temps d'échange, multiplication des échanges au détriment de leur qualité...

CARTE RELATIONNELLE

La carte des relations a pour objectif de nous aider à repérer et à voir les gens avec lesquels nous sommes en relation / lien.

Mode d'emploi :

  1. La zone ovale blanche représente celui, celle ou ceux qui établissent leur carte de relation (on peut y inscrire le / les prénoms).
  2. Même s'il n'est pas facile de « trier » les gens selon les catégories proposées – un collègue de travail peut aussi être un ami – et le degré de proximité que nous avons avec eux, nous vous proposons d'inscrire des noms en tenant compte de deux critères : le milieu où nous les rencontrons (famille, quartier, travail, amis) et notre proximité avec eux. Plus ils sont proches, plus on les inscrit près de la zone blanche, les cercles concentriques symbolisant des degrés différents de proximité. Voici un exemple de carte (un peu défraîchie...) complétée par un individu X :
Carte relationnelle